Retour table

Juillet

Saints
Saintes

De "Jules"

Après la mort de César, le cinquième mois "Quinctilis", mois de sa naissance, lui fut consacré et prit son nom. Le premier mois était le mois de Mars.

- En juillet, le mois d'abondance, le pauvre a toujours sa pitance.

- Soleil de juillet donne la fortune

- Juillet ensoleillé emplit caves et greniers

- Juillet sans orage, famine au village

- Pluie de juillet, eau en panier

- Juillet doit rôtir de que septembre mûrira.


1 juillet

- A la saint Thibault, sème des raves, arrache tes aulx.

- Quand le raisin a passé fleur à la saint Thibault, il n'y a ni bien ni mau.

Saint Thibault (peuple puissant)

Il naquit à Provins au 11e siècle. Adepte de la solitude, il alla trouver l'ermite Burchard qui vivait sur le bord de la Seine. Pendant quelques jours, il s'initia à la vie érémitique. Puis il revint chez ses parents. Son père voulait lui confier le commandement d'une armée mais Thibaut refusa prétextant sa jeunesse.

Peu après, il quitta la maison paternelle avec un compagnon nommé Gauthier. Un serviteur les suivait pour les protéger. Ils arrivèrent dans une hôtellerie où ils laissèrent les chevaux et sortirent à pieds sous prétexte de se promener en ville. Les deux amis échangèrent leurs vêtements contre des habits de pauvres et s'enfuirent vers la Souabe, dans la forêt de Petingen où ils se construisirent des cellules. Ils travaillaient dans des fermes des environs. Rapidement ils se firent une réputation de sainteté. Pour éviter les honneurs, ils décidèrent de partir en pèlerinage à saint Jacques de Compostelle. Il marchèrent pieds nus.

Au retour, ils allèrent à Rome d'où ils voulurent partir pour Jérusalem. Apprenant que la Terre sainte leur était fermée en raison des guerres contre les Sarrasins, il se fixèrent près de Vincence, dans un petit oratoire. Gauthier mourut mais de nombreux disciples voulurent partager la vie de Thibault.

Il mourut le 30 juin de 1066 sous l'habit des Camaldules.

On ne sait pas pourquoi les corroyeurs l'on choisit pour patron. Il est aussi patron des charbonniers car en Souabe, il fabriquait du charbon.

- A la saint Thierry, aux champs jour et nuit.

Saint Thierry (peuple puissant ou protecteur)

Voici la copie exacte de ce qu'écrivent les Petits Bollandistes. En dehors du racisme ordinaire au siècle dernier vis à vis des gens de "basse condition", c'est beau comme style :

"Dieu, qui tire la rose d'un bouton environné d'épines, et qui fait naître les plus beaux fruits d'une terre boueuse et couverte de fumier, fit aussi naître cet excellent religieux d'un père de très basse condition, et qui se rendait encore plus digne de mépris par les vices auxquels il était adonné, car c'était un pauvre paysan nommé Marquard, du village de Ménancourt, sur la rivière, de Suippe, auprès de Reims, qui, au lieu de gagner sa vie par les exercices innocents de la vie champêtre, entretenait sa famille par les vols qu'il faisait dans les bois et aux environs de son village."

Ceci dit, dès que Thierry fut né, on lavait ses linges dans le puits voisin de la maison. Mais dès lors, le puits ne contracta plus aucune souillure. Malgré la lessive, l'eau restait limpide et pure.

Sa mère qui, dit-on, était moins mauvaise que son père le fit instruire puis l'obligea à se marier. Mais Thierry voulut garder sa virginité. Sa femme en fut très irritée. Thierry s'en alla raconter ses misères à une abbesse de Reims du nom de Suzanne, et qui devait être chaste. Celle-ci l'envoya à Saint Rémi qui l'obligea à aller "négocier" avec sa femme. Thierry retrouva sa femme changée et très "consentante" à tel point que, sur ses instances, elle consacra sa virginité à Jésus-Christ. Puis, ils se séparèrent.

Après avoir retrouvé Saint Rémi, celui-ci lui demanda de fonder un monastère. Thierry s'étant dirigé dans les environs de Reims, au Mont-d'or, il leva les yeux au ciel et vit un aigle qui descendait puis qui voleta dans un petit espace de la forêt pour lui indiquer que c'était là qu'il devait bâtir son monastère.

Le pays était dirigé par un autre Thierry, un des 4 fils de Clovis. Il était en train de perdre la vue et fit venir Saint Thierry qui lui rendit la vue en touchant ses yeux de son doigt trempé dans l'huile Sainte.

Le roi Thierry en fut très reconnaissant. Mais Saint Thierry supportant mal l'abondance de cette reconnaissance, alla jusqu'à ne plus pouvoir accepter de porter le même nom que son souverain et se fit appeler Théodorion.

Plus tard, la fille de Thierry vint à mourir. Thierry la ressuscita, toujours grâce à une fiole d'huile Sainte qu'il portait toujours sur lui. Il toucha les principaux organes de la défunte et celle-ci ressuscita..

Je n'ai, plus d'autres histoires à raconter sur Thierry sinon qu'il mourut le 1 juillet en 533.

Saint Calais (Karilef ?)

Saint Calais, était abbé d'Anisole dans le Maine. Un jour qu'il était à la vigne, il avait laissé des habits suspendu à un chêne. Il faisait très chaud. Pendant qu'il travaillait, un passereau vint se cacher dans une des poches et y pondit un oeuf avant de s'envoler. Calais découvrant cela y vit un présage de bonne augure pour sa vie future.

Tous les animaux de la forêt venaient lui rendre visite. Surtout un buffle qui courbait son énorme tête devant lui afin de le saluer. Un jour, le roi Childebert et sa femme la reine Ultrogothe étaient venus chasser dans les parages. Ils poursuivirent le buffle qui vint se réfugier derrière Calais. Calais, impassible, défendit le buffle tremblant. Childebert furieux, injuria Calais qui pourtant voulait lui offrit du vin de sa vigne, mais le prince se détourna et lança son cheval sur la route du palais. Mais peu de temps après, le cheval fut frappé de stupeur et devint immobile. On avertit Calais qui se proposa de remédier à la situation. Childebert avoua ses torts et lui offrit un territoire. Toutefois Calais répondit qu'il n'accepterait pas un plus grand espace que celui dont il ferait le tour sur son âne pendant une journée.

Un jour, en labourant la terre sur son territoire, il trouva un trésor. Il y bâtit un monastère strictement interdit aux femmes.

Peu après sa mort, une femme nommée Gunda se coupa les cheveux et se déguisa en homme. Elle pénétra dans le cloître au moment de l'office. Tout à coup, elle perdit la vue et, le démon, s'emparant d'elle fit jaillir de sa poitrine des flots de sang noir. En même temps, elle poussait des cris horribles.

Vous voyez que les auteurs de films de science-fiction n'ont rien inventé.

On le représente un baril à la main ou encore trouvant un trésor ou encore avec un buffle qui se penche pour le saluer.

- Saint Lunaire, préservez-nous du naufrage en mer.

Saint Léonore ou Lunaire

Saint Lunaire, un Breton, qui pendait sa veste aux rayons du soleil ou qui labourait la terre avec une charrue tirée par 12 cerfs. Un jour qu'il se rendait sur ses terres, avec ses moines, pour labourer, ils virent un énorme cerf mort, gisant sur le terrain. Il le fit dépouiller et fabriquèrent des rênes avec la peau. Aussitôt apparurent 12 autres cerfs qui se laissèrent passer le joug. Ils labourèrent pendant cinq semaines et trois jours. (sans doute une quarantaine) Puis ils demandèrent à être libérés. Lunaire les bénit et les congédia.

Il était invoqué pour les maladies des yeux, sans doute en raison de la proximité de son nom avec "lunettes". (Sébillot)

Il serait originaire d'Irlande et serait devenu l'ami de saint Samson.

Un jour qu'il se dirigeait vers la Bretagne, une brume si épaisse fit qu'il ne pouvait plus avancer sur la mer. Il prit son sabre et fendit la brume qui disparut. Il est donc invoqué par les marins en difficultés.

Il mourut en 560.

Siméon l'insensé (l'exaucé, mais aussi, le "signe") Il a passé sa vie à jouer au fou.

On sait qu'il est né au VIè siècle, à l'ancienne Edesse - aujourd'hui Urfa en Turquie. Ses parents étaient fort riches et catholiques. Il devint très savant dans la langue grecque et habile dans les sciences. Avec son copain Jean, ils décidèrent de vivre une vie érémitique sur les bords du Jourdain. Après quelques temps de solitude, ils apprirent, tous deux, dans une sorte d'extase que leurs mères étaient morte.

Peu après, Siméon fut inspiré de quitter sa solitude pour retourner dans le monde pour confondre la vaine sagesse des gens par une folie apparente. Il se rendit à Emèse - aujourd'hui en ruine, en Syrie.

Jusqu'à sa mort, sa vie ne fut qu'une suite d'actions ridicules aux yeux des hommes. Actions extravagantes, paroles touchantes, railleries etc. Il portait des charbons ardents dans ses mains sans être brûlé ou dans son vêtement sans qu'ils soient atteints.

Il fit son entrée dans la ville en traînant, attaché à sa ceinture, le cadavre d'un chien qu'il avait trouvé sur un tas de fumier, et poursuivi par les enfants de l'école qui se moquaient de lui. Le lendemain, qui était un dimanche, il entra dans l'église et se mit à éteindre les cierges en lançant des noix sur les flammes. Comme on voulait le chasser, il monta à l'ambon et bombarda les femmes avec ses noix. Finalement jeté dehors, il renversa les tables des pâtissiers, qui le rouèrent de coups. Un marchand de beignets le prit en pitié et lui proposa de tenir son échoppe, mais Syméon se mit à distribuer gratuitement la marchandise aux passants et à manger goulûment les beignets, car il était à jeun depuis une semaine. Averti par sa femme, le marchand chassa le Saint en le frappant. Le soir venu, Syméon, prenant des charbons ardents à pleine main, y fit brûler de l'encens, mais dès que la femme du marchand s'en aperçut, feignant de s'être brûlé, le bienheureux plaça les braises dans son manteau qui resta lui aussi inconsumé. Par la suite, il provoqua la conversion du marchand, qui était disciple de Sévère d'Antioche, en expulsant un démon.

Syméon se mit ensuite au service d'un cabaretier qui se montrait cruel et sans pitié à son égard, bien que les facéties du Saint aient augmenté sa clientèle. Un jour, il châtia violemment Syméon, qui venait de briser une chopine de vin. Mais quand il vit lui-même le serpent qui avait déposé son venin dans le récipient détruit par le Saint, il brisa tout le reste de la vaisselle, en essayant de tuer le reptile. Dès lors considéré comme un Saint par son patron, Syméon feignit de vouloir déshonorer la femme du cabaretier qui, alerté par les cris de son épouse, chassa le Saint en le frappant.

L'homme de Dieu vivait en pleine ville, impassible, et comme délivré des soins du corps et des conventions de la pudeur: faisant ses besoins en public, en étant nu, ses vêtements enroulés sur la tête, dans le secteur du bain public réservé aux femmes, dansant avec les actrices qu'il tenait par la main ou jouant avec les prostituées, sans ressentir le moindre mouvement charnel et en gardant l'esprit imperturbablement occupé à l'oeuvre de Dieu. Il utilisait ce stratagème pour se familiariser avec ces femmes de mauvaise vie, et il leur proposait en secret une forte somme si elles gardaient la chasteté. Quand il apprenait que l'une de ses "amies" était retombée dans la luxure, il la châtiait, soit par une maladie, soit en permettant à un démon de la tourmenter. Il avait aussi reçu le charisme de l'abstinence et passait tout le Grand Carême sans rien manger ; mais parvenu au Grand Jeudi, il s'asseyait à l'étal d'un pâtissier et dévorait des gâteaux au grand scandale des bien-pensants. D'autres fois, après avoir passé la semaine à jeun, il mangeait de la viande en public.

Un jour, il se mit à jeter des pierres sur les passants qui voulaient s'engager dans une rue hantée, les sauvant ainsi de la perdition. Une autre fois, il frappa de strabisme des fillettes qui s'étaient moquées de lui, puis il en guérit certaines en leur baisant les yeux, mais laissa les autres dans cet état, car il avait discerné qu'autrement elles seraient tombées dans la débauche. Le dimanche, il se tenait à la sortie de l'église en mangeant des saucisses, qu'il avait enroulées en chapelet autour de son cou, comme une Etole de Diacre, et en tenant dans la main gauche un pot de moutarde avec laquelle il badigeonnait la bouche de quiconque se moquait de lui. C'est aussi en enduisant de moutarde les yeux d'un paysan, qui avait été frappé de cécité à la suite du vol des chèvres de son voisin, qu'il le guérit. Une fois, il paralysa la main d'un jongleur en lui lançant une pierre, puis le guérit en lui apparaissant en rêve et en lui faisant promettre d'abandonner son métier. Une autre fois, il se mit à frapper les colonnes de l'école avec un fouet, prédisant ainsi le tremblement de terre qui allait bientôt détruire la ville d'Antioche (588); et le séisme survenu, aucune des colonnes qu'il avait frappées ne s'écroula. Avant une épidémie de peste, il alla embrasser les enfants qui allaient en être victimes, en leur souhaitant bon voyage. Il entrait souvent dans les maisons des riches, pour y faire ses bouffonneries habituelles et feignait d'embrasser les servantes. L'une d'elles ayant accusé le Saint de l'avoir mise enceinte, Syméon prit soin de la femme pendant sa grossesse, mais elle ne put mettre l'enfant au monde tant qu'elle n'eut pas révélé le nom du vrai père. La sollicitude du Saint Fou s'étendait sur tous, et en particulier sur les possédés, dont il guérit un grand nombre par sa prière, après avoir feint d'être comme eux. Un artisan juif le vit un jour entouré de deux Anges; il voulut révéler son secret, mais Syméon lui apparut en songe et lui scella la bouche. La même chose arriva à tous ceux qui découvrirent sa vertu: ils se trouvèrent dans l'impossibilité de la publier.

http://www.maison-russie.fr/invites/icone/saints_fetes/textes/symeon_emese.html

Mais Siméon refusait les louanges que certains lui faisaient après avoir reconnu sa Sainteté. Un grand personnage de la ville voulant publier des louanges sur Siméon ouvrit la bouche pour parler mais sa langue demeura immobile et il lui fut impossible de parler.

Le soir, Siméon dormait sur un lit fait de quelques sarments.

Prévoyant un tremblement de terre, Siméon entra, avec un fouet, dans un édifice public qui était soutenu par plusieurs colonnes. Il commença à fouetter les colonnes en criant : "ton Seigneur te commande de rester ferme". A une des colonnes, il dit : "toi tu ne tomberas pas mais tu ne demeurera pas non plus." Quand le tremblement de terre arriva, les colonnes restèrent debout et la dernière se trouva seulement fendue de haut en bas.

Quand il mourut, un 1er juillet, afin qu'on ne lui fit point d'honneurs, il se cacha sous les sarments de son lit et rendit l'âme.

On le découvrit quelques jours plus tard. On crût qu'il était mort dans un accès de délire, aussi on ne fit aucune cérémonie pour l'enterrer. Mais une multitude d'anges apparurent pour lui célébrer des obsèques magnifiques. On entendit des choeurs célestes bien plus beaux que ce qu'auraient pu chanter les hommes.

Son ami, Jean, apprenant qu'il était mort, vint ouvrir sa tombe mais n'y trouva pas de corps. Il en conclut que Dieu l'avait enlevé au ciel dans sa gloire.

On le représente souvent avec une multitude d'enfants qui s'amusent de ses façons étranges, ou encore assis jouant de la cornemuse. La cornemuse, emblème de carnaval, est souvent l'attribut des fous. C'est un instrument diabolique. Le jeu de la cornemuse fait circuler, les vents et les âmes. On les associe aux vessies de porcs que l'on gonfle en carnaval et qui symbolisent la fécondité des souffles.

Son nom fut donné à l'une des toutes premières maisons de santé privées parisiennes, sise cul-de-sac des Vignes au faubourg Saint-Marcel : l'hospice de Saint-Simeon-Salus, fondé vers 1690, était réservé aux femmes aliénées d'esprit. On y avait aménagé une petite chapelle, sous l'invocation du saint. (http://psychiatrie.histoire.free.fr/pers/bio/simeon.htm)

Saint Cybard (Eparchius : gouverneur)

Il y a aussi l'étrange Saint Cybard (ou Éparque) qui, après avoir été trappiste, quitta le monastère pour s'enfoncer dans la forêt, près d'Angoulème, et vivre dans une grotte. Il était particulièrement attentif aux prisonniers. Il naquit en Périgord en 504. Rien qu'en passant devant les prisons, les portes s'ouvraient toutes seules et les cordes des pendus se rompaient.

Ce sauvage mélancolique avait des relations avec trois ou quatre personnes qui s'appelaient Arthémius (Arth = ours) ? Un des Arthémius était un jeune homme qui avait voulu se faire ermite mais qui était devenu fou. On l'amena à la grotte de Cybard, ses cheveux qu'il avait très longs s'agitèrent en désordre et ses doigts se crispèrent convulsivement. Il criait des inepties, assurait que personne ne l'égalait en sainteté. Cybard le calma par des signes de croix puis lui fit couper les cheveux (?) mais Arthémius opposa une farouche résistance. Finalement il se tint tranquille. Cybard est, avec Saint Pierre, patron d'Angoulème.

Saint Rombaud Patron de Malines (gouverneur renommé)

Au 8è siècle, Anglo-Saxon de naissance, obéissant à un songe, vint à Malines où il baptisa le fils du Comte Adon. Il lui donna le nom de Libert. Libert vint à se noyer mais Rombaud le ressuscita.

En reconnaissance, les parents de Libert donnèrent à Rombaud une terre pour y bâtir un monastère.

Il prêcha longtemps à Malines. Mais il aimait se retirer souvent dans le voisinage pour y goûter la solitude. Il y fut assassiné par deux bandits le 24 juin 775.

Saint Servan (Serviteur)

SERVAN et SERVANE ont une étymologie bien obscure. Peut-être sont-ils formé à partir de "servante" ?

Il n'y a pas de sainte Servane. Par contre, on trouve un saint Servan dont on sait peu de choses.

Il est le patron de la ville de Saint Servan qui est, en fait, un faubourg de Saint Malo. Servan a été donné à l'ancien site d'Aleth.

Il fut peut-être évêque au 8ème siècle ? Je sais que plusieurs légendes courent sur lui, mais je n'ai pas de documents les racontant. Légendes dans lesquelles on parle souvent du brouillard abondant en Écosse.

On sait, qu'il fut l'apôtre des Iles Orcades, au nord de l'Écosse. Il aurait été abbé du monastère de Culross, dans le comté de Fife, sur la côte orientale de l'Écosse.

Une de ses légendes présente sa mère comme fille du roi des Pictes (ou d'Arabie). Les Pictes étaient un peuple qui, anciennement occupaient l'Écosse. On les nommait ainsi parce qu'ils se tatouaient le corps. Son père régnait sur Canaan.

Servan abandonna son droit au trône, étudia à Alexandrie (Égypte) puis devint Patriarche de Jérusalem. on parlait de lui comme étant le serviteur des serviteurs de Dieu, c'est-à-dire qu'on le voyait déjà Pape. Mais il préféra partir vers l'Écosse (les Scots)

Le bréviaire d'Aberdeen mentionne qu'un pauvre homme tua son unique porc pour nourrir Servan et ses moines qui ne trouvaient rien à manger. Mais Servan, très ému par cette charité, eut pitié et, comme dans le livre d'Ézéchiel, (ch. 38) à sa parole, les ossements du porc se remirent en ordre, la chair revint dessus et le porc recouvra la vie.

Il y a, paraît-il bien d'autres merveilles qui lui sont attribuées par les contes populaires de l'endroit. On trouve à Dysart, une grotte ou Servan mit le Diable en déroute.

Il mourut et fut enseveli à Culcross. Certains auteurs le font vivre au 5è siècle. Il aurait formé saint Kentigern, né vers 518. Kentigern aurait été le fils naturel de Servan, appelé d'abord Thaney, surnommé ensuite "Mungo", ce qui veut dire, dans le dialecte local : "bien-aimé"

1 JUILLET        
NOM DATE LIEU VIE  
        Évêque
        Martyr
        Martyr
        Martyr
        Évêque
        Évêque
        Abbé
        Martyr
        Martyr
        Martyr
        Abbé
        Évêque
        Palefrenier
        Abbé
        Moine
        Confesseur
        Confesseur
        Évêque
        Évêque
        Martyr
        Martyr
        Martyr
        Moine
        Abbé
        Fils d'Adam