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13èmes Rencontres professionnelles de musicothérapie active –
Versailles - Centre Frédéric Ozanam, vendredi 8 et samedi 9 novembre 2019

APPEL À INTERVENTIONS

Improvisation, migration, mémoire et musicothérapie
À la rencontre de l’Autre imprévu.

« L’improvisation, ça ne s’improvise pas ! » (Miles Davis)

La musicothérapie active s’inspire des procédés rythmo-musicaux utilisés par les sociétés traditionnelles dites de style oral.
Le rythme musical y est utilisé dans sa valeur d’usage relationnel sans confusion avec la valeur d’échange d’objets. Nous ne fabriquons pas d’œuvres artistiques.
Ces procédés tendent à rencontrer l’autre, sous forme de questions, en sollicitant une réponse. La parole chantée est toujours intime avec le « sonore musical ».
Chez les traditionnels, les réponses sont parfois rituelles et répétitives. Cependant, elles laissent souvent place à l’improvisation qui évoque quelque chose en rapport avec la situation présente. L’alternance entre le « ritualisé » et « l’improvisé » donne à ce dernier un corps et un destin appréciables. En travail de groupe aussi bien qu’en travail individuel, la très ancienne forme du « rondo » en est un bon exemple.
L’improvisation du musicothérapeute doit être simple, bienveillante et offrir de larges séquences rendant possible l’accueil du patient, lui permettant ainsi de saisir la possibilité de se lancer dans le temps musical.
L’improvisation est toujours une aventure, une migration vers l’inconnu. En musicothérapie active, elle s’avance vers l’autre toujours étrange étranger, possédant sa rythmicité propre.
Quelle que soit la population à laquelle nous avons affaire, et plus particulièrement les migrants ou les personnes d’origine non-occidentale, l’aventure demande toujours à l’improvisateur de se distancier des poncifs de sa propre mémoire culturelle afin de favoriser l’expression rythmo-musicale du patient.
D’où l’intérêt de recourir aux procédés simples des traditionnels. Ils correspondent aux fonctionnements basiques du corps humain : souffle, répétitions, balancements, ostinatos, latéralisations, danses, etc. Ils autorisent le double mouvement de l’un vers l’autre tout en préservant une distance, évitant ainsi toute tentative de captation.

Nous proposons à ceux qui s’aventurent quotidiennement dans l’exercice de l’improvisation à venir nous parler de leurs expériences et communiquer leurs réflexions.


Nous serons accompagnés entre autres de, par ordre alphabétique :

Willy Bakeroot : L’improvisation et la mémoire. Jeux simples verbo-musicaux.
Jean-Yves Collart : Jeux et danses avec les bâtons. (Inspirés des Saïdi et Tahtib ou Maculélé africains.)
Yao Doni et son groupe Togolais : Jouer avec les rythmes conviviaux africains.
Jean Loulendo : Différences culturelles, échanges et improvisations rythmo-musicaux, Quel mode d’emploi ?
Jérémie Piolat : Comment improviser face à l’inhospitalité symbolique. Les savoirs des migrants. (Labo anthropologie, Louvain la Neuve)
Frédéric Rassak : Jeux chantés dansés de tradition française utilisés dans un contexte multiculturel.
France Schott-Billmann : La part d’improvisation en danse-thérapie.

Pour ceux qui désirent intervenir :
Téléphoner au 01 30 24 68 63, ou envoyer un mail à carmina.carmina@free.fr, ou encore écrire à « Rencontres Carmina-Carmina », 42 rue des fleurs 78220 VIROFLAY France.

Le programme définitif sera envoyé début septembre 2019